Soyez dans la gratitude

Lorsque vous vous identifiez exagérément à la réussite et à l’échec, ou que vous vous souciez trop de vous comparer aux autres, vous vous dirigez essentiellement vers un terrain de lutte. Vous oubliez alors d’apprécier le moment présent et de faire l’expérience de votre être tout entier.

La gratitude est le fait de reconnaitre votre appréciation; c’est la capacité à voir ce qui est bien, quoi qu’il arrive. Elle vous libère des désirs auxquels vous vous accrochez, de votre évitement des choses que vous ne voulez pas, ou de votre indifférence à l’égard de ce qui est. Avec la gratitude, vous êtes en mesure de reconnaître et de plonger dans l’étincelle de la vie

Quand la vie va bon train, il est très utile de reconnaitre ce qu’il y a à apprécier. Vous pouvez apprécier de grandes choses autant que des petites : apprécier une personne que vous aimez, ou apprécier un papillon qui se pose sur une fenêtre. Il devient particulièrement utile de reconnaître ce qu’il y a à apprécier quand vous sentez le poids d’une responsabilité. Ou d’un désarroi.

Ménager un espace simultané pour des antonymes tels que le bonheur et la tristesse, ou la beauté et la laideur adoucit votre cœur et tranquillise votre âme, permettant à la compassion de naître.

Essayez ceci

Pour cultiver la gratitude dans votre vie de tous les jours, portez votre attention à ce que vous appréciez lorsque vous ressentez les quatre joies du plaisir, de la réussite, de l’éloge et de la renommée. Par exemple, quand vous ressentez du plaisir à bien faire une tâche, prenez conscience de votre labeur. Quand vous vivez la réussite et qu’on vous récompense pour vos services, reconnaissez l’appréciation qui est tout à votre honneur. Quand on vous félicite sur votre apparence, reconnaissez que vous prenez soin de vous-même. Quand vous faites l’expérience de la gloire et du respect, rendez hommage aux vertus qui vous guident.

Dans un même ordre d’idées, portez attention à ce que vous ignorez lorsque vous ressentez les quatre tristesses de la douleur, de l’égarement, du blâme et du déshonneur. Par exemple quand vous portez la douleur d’une faute, reconnaissez ce que vous avez fait de bien. Quand vous vous croyez perdu, à l’écoute de tristes nouvelles sachez que tout n’est pas perdu. Si on vous blâme ou réprimande, reconnaissez que c’est la conséquence de faire détourner la responsabilité vers les autres. Quand vous n’êtes pas respecté, sachez que vous avez la pleine conscience comme ressource inestimable.

Est-ce que l’exercice de la gratitude vous libère des trois poisons : la cupidité (la dépendance), la haine (évitement), et l’illusion (indifférence).

Extrait de « L’estime de soi par la pleine conscience », Janetti Marotta

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